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LA NEWSLETTER DE VOIX COMMUNE !

La newsletter de Voix Commune ! - Novembre Décembre 2025 - n°11

Début de la trêve hivernale : l’État doit agir et protéger durablement les personnes sans domicile

En ce début de trêve hivernale, l’urgence est plus criante que jamais : protéger durablement les plus de 350 000 personnes privées de toit en France. Chaque année, alors que le froid s’installe, des milliers de vies se retrouvent suspendues à l’absence de solutions durables. Parmi les plus vulnérables, 2 000 à 3 000 enfants partagent le sort de leurs parents, contraint.es de survivre dans des conditions indignes. Pourtant, il y a quelques années, le Président de la République s’était engagé solennellement : plus personne ne dormirait à la rue à l’issue de son premier mandat. Force est de constater que cette promesse, comme tant d’autres, s’est heurtée à la réalité d’une politique défaillante et d’un État aux abonnés absents sur la question du logement et de l’hébergement d’urgence.

À Lyon et dans sa Métropole, la situation reflète une crise nationale qui s’aggrave de jour en jour. Environ 270 enfants, selon les collectifs et les associations qui leur viennent en aide, se retrouvent sans solution d’hébergement. Comment accepter, dans notre pays, que des enfants dorment sur des trottoirs, dans des gymnases transformés en refuges de fortune ou encore dans les vingt écoles réquisitionnées par des enseignant.es, des parents d’élèves et des citoyen.nes solidaires ? Ces initiatives ne peuvent être le seul rempart contre la misère. Elles témoignent surtout de l’échec cuisant de l’État à garantir un droit fondamental : celui d’avoir un toit.

Depuis 2020, les collectivités locales, en première ligne, doivent pallier les carences de l’État. Ville et Métropole de Lyon mobilisent leur patrimoine immobilier pour offrir des solutions d’urgence, participent au financement des centres d’hébergement et soutiennent les associations qui œuvrent au quotidien pour accompagner les personnes et les familles en détresse. Pourtant, ces efforts ne suffisent pas à endiguer la vague de précarité qui submerge le territoire. Les hébergements d’urgence sont saturés, les listes d’attente pour un logement social s’allongent, les associations tirent depuis trop longtemps la sonnette d’alarme.

Le mal logement a une cause : l’absence de politique nationale du logement. Les années se suivent et se ressemblent. Les bailleurs sociaux ponctionnés ont de plus en plus de mal à agir. Les expulsions locatives ont été favorisés par des ministres éphémères. Le reste n’est que promesses. Pendant ce temps, des familles errent de centre d’hébergement en hébergement précaire, sans perspective de stabilité.

Face à cette situation intolérable, il est temps d’exiger une mobilisation générale. Les collectivités locales ne peuvent plus porter seules le poids de cette crise. L’État doit enfin assumer ses responsabilités : mettre en place un véritable plan d’urgence pour le logement, renforcer les dispositifs d’accompagnement et garantir à chaque famille un accès effectif à un hébergement décent. Il est temps que l’État agisse.

La trêve hivernale ne doit pas être un simple répit temporaire. Elle doit être le point de départ d’une mobilisation nationale et collective pour en finir avec le sans-abrisme.​

Pour une Métropole de la coopération

Faire rayonner notre Métropole, porter une vision ambitieuse de notre territoire, accroître son attractivité est ce que nous souhaitons. Nous pouvons et devons construire un nouveau modèle de développement métropolitain, un modèle plaçant en son cœur la solidarité entre les communes de la Métropole et la coopération avec les territoires voisins. C’est le modèle d’une attractivité de coopération que nous portons à Voix Commune !.

 

La recherche d’attractivité par la compétitivité a davantage placé les territoires en situation de concurrence que de coopération. Or, coopérer demande de dépasser certaines représentations et de bien cerner les intérêts et plus-values réciproques.

Ce serait en effet oublier que si les grandes villes et métropoles peuvent concentrer la production de richesses, elles dépendent souvent des territoires environnants sur le plan alimentaire, énergétique, humain (travailleuses et travailleurs) ou encore de l’offre de logement.

Ouvrir une nouvelle coopération à l’échelle de l’aire métropolitaine et avec les territoires environnants est donc la condition à la fois d’une Métropole de Lyon attractive, d’une transition écologique réussie et d’une équité des territoires.

 

Au sein de notre Métropole, tout d’abord, il convient d’assurer une véritable solidarité entre les communes pour assurer un meilleur équilibre entre les territoires intra-métropolitains, et notamment les quartiers populaires, comme pour être plus efficace dans la conception, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques métropolitaines telles que l’accès égal aux services publics. Nous devrons assurer la mixité sociale sur notre territoire, les logements sociaux ne doivent plus se concentrer dans les mêmes communes, l’accès aux services publics, à l’éducation, à la santé, doit être égal partout.

 

Voix Commune ! soutient pleinement cette solidarité intra-métropolitaine et souhaite à cet égard renforcer le Pacte de Cohérence, y compris budgétairement. Nous souhaitons que la Conférence Métropolitaine des Maires ait un rôle plus important en passant d’une fonction principalement informative à un rôle plus actif de proposition. À travers une plus grande reconnaissance et association des communes, nous appelons de nos vœux une Métropole plus proche des habitants et habitantes.

 

Le développement économique et la nouvelle attractivité posent aussi la question de l’interdépendance des territoires environnants.

La coopération entre la Métropole de Lyon et les territoires environnants est dans l’intérêt de tous et toutes, pour améliorer le quotidien des habitant.es sur le plan des logements, du développement économique ou des transports. Il faut que la Métropole noue des relations avec les bourgs voisins externes mais proches, car ces villes et villages ont une interaction forte avec l’agglomération de Lyon.

Les déplacements domicile-travail entre les villes de taille moyenne et la Métropole posent de véritables défis. Voix Commune ! propose d’aller plus loin qu’actuellement en ouvrant un budget dédié à la réciprocité avec les territoires environnants et en créant des espaces de coopération (bassins de vie, bassins économiques en proximité).

 

La coopération interterritoriale doit encore trouver sa place face au registre de la concurrence qui reste très présent et façonne les représentations. Voix Commune ! souhaite donc s’engager pleinement pour une Métropole de la coopération.

Lyon et sa Métropole doivent s’envisager en grand car la seule prospérité véritable et durable est la prospérité partagée.

A l’heure où les inégalités au sein de notre Métropole, comme celles entre la Métropole et les territoires environnants, sont majeures, où la Région est défaillante, où l’Etat ne porte plus de politique volontariste d’aménagement des territoires, la Métropole a une réelle responsabilité.

Notre Métropole a 10 ans. Elle est née d’une vision par la compétition et le ruissellement des richesses entre les territoires qui est un mythe. Il est temps de mobiliser sa capacité d’action pour faire vivre une coopération inédite capable d’assurer le développement et la prospérité de tous les territoires.

 

Anne-Laure Yordanov et Julien Journet

Photo Anne L aure Yordanov_edited.jpg

Voix Commune ! était mobilisé le 22 novembre à Lyon lors de la manifestation contre les violences sexuelles et sexistes.

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